Filmer le quotidien : le documentaire, un sport de combat ? (Egypte, Tunisie, Algérie)

Ce soir on va partir en Egypte, en Algérie et en Tunisie, avec comme fil rouge, la question du film documentaire et de son rôle. Les caméras, qui ont longtemps servi à documenter les conflits ou bien les mouvements politiques, se tournent aujourd’hui vers de nouveaux objets et la grande histoire semble délaissée par les jeunes documentaristes au profit de la vie quotidienne. Leurs documentaires questionnent les sociétés en leur donnant des images d’elles-mêmes ce qui est assez récent dans les pays du Magheb et du Machrek. Par ces films on peut saisir les préoccupations d’un quartier, d’un village, et parfois à travers cette petite échelle, prendre le pouls d’un pays tout entier...
Le documentaire est en pleine forme et le fait de descendre dans la rue avec une caméra pour aller filmer les gens semble une forme d’engagement politique au Maghreb et au Proche-Orient aujourd’hui, où les sociétés civiles manquent parfois de lieux d’expression.

On posera aujourd’hui la question “le documentaire est-il un sport de combat” à ANNA ROUSSILLON, réalisatrice du film “Je suis le peuple”, sorte de chronique de la révolution égyptienne depuis les campagnes, mais aussi à Lamine Amar Khodja, qui a réalisé dernièrement le film “Bla cinéma” sur l’absence de salles obscures en Algérie, et enfin Hajer Bouden qui organise le festival “premiers gestes” dont la première édition a eu lieu en février 2016 à Tunis, festival destiné à promouvoir les jeunes cinéastes de méditerranée.


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