Beyrouth habitée, Beyrouth fantasmée : les traces de la ville (avec Bachar Mar Khalifé et Giorgio Tarraf)

 

Aujourd’hui, c’est à Beyrouth que nous nous rendons et on va parler de traces. Quand on arrive à Beyrouth, la première chose que l’on remarque ce sont ces petits impacts de balles qui parsèment les façades et les rideaux métalliques des magasins. Ce sont eux qui vous rappellent l’histoire de cette ville qui a connu une guerre civile de 1975 à 1990 et qui tente aujourd’hui d’enterrer cette terrible période à coups de pelleteuses et de buildings. Beyrouth fascine, et il y a de quoi : c’est une ville difficile à saisir, tout en contradictions et c’est avec deux Beyrouthins que nous allons en parler ce soir. C’est deux regards sur le passé, deux approches qui se croisent : Beyrouth habitée et Beyrouth fantasmée. L’un s’engage dans une action collective et politique quand l’autre explore l’intime à travers ses chansons. Pour le militant Giorgio Tarraf la ville est un lieu de combat. Il a créé le mouvement “Save Beirut Heritage” pour protéger les immeubles anciens de la ville et par là refuser de voir disparaître les traces de l’histoire de son pays. Pour notre deuxième invité, le chanteur Bachar Mar Khalifé qui a dû quitter la ville quand il était très jeune, Beyrouth semble être une métaphore, une inspiration, une empreinte dans sa mémoire…


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