Magnüm, le street chevalier des temps modernes, arrive chez PiiAF

Tout droit sorti du Moyen-âge, le guerrier mélancolique Magnüm et son frère d’arme : l’Immortel, sortent aujourd'hui leur fiction radiophonique : « l’étreinte de la main d’acier » sur PiiAF. Avant de découvrir le conte post-apocalyptique de cinq épisodes, nous avons posé quelques questions au duo chevaleresque.

Magnüm, c’est l’alliance de deux amis, réunis autour de la musique depuis un an. L’un est musicien de formation (piano et chant), l’autre écrit des chansons et fait un peu de guitare. C’est lors d’un concert du premier qu’ils se rencontrent et décident de travailler ensemble. Depuis, c’est un véritable roman moyenâgeux qu’ils offrent à leur public. Des chansons, un roman photo, une fiction radio et un prochain EP, Magnüm est avant tout un personnage riche, inspirant et contemporain que les deux garçons déclinent au gré de ses péripéties et de leur inspiration.

Comment s’est créée l’aventure Magnüm ?

Magnüm : Nous nous sommes rencontrés lors d'un de mes concerts. Je jouais en solo sur la scène d'un bouge assez dégueu, "Le Cul de Basse Fausse". Mon ancien groupe, les Farfadeath, venait de splitter à cause d'une histoire de gonzesse. 

L'immortel : Dès que je l'ai entendu j'ai su qu'il était l'élu. Celui qui allait défaire la Sombre Mélodie. 

Magnüm : Et puis, je ne sais pas trop pourquoi, une bagarre a explosé au milieu de mon morceau "Ninja Warriors" (une chanson du premier maxi des Farfadeath). L'immortel est venu à mon secours, on a buté les gars, et on a sympathisé. 

L'immortel : Quand je l'ai rencontré, tout était déjà là. Le son, l'attitude, le costume de Métal… Il lui manquait juste un side-kick (un faire-valoir) pour cadrer son image et lui écrire des bonnes chansons. C'est là que je suis intervenu. 

Magnüm : Il n'y a pas de posture. J'essaye de rester au naturel. 

Quel a été le déclic ?

Magnüm : Le moment où l’on a écrit « L'Épée à la Main » a été significatif sans doute. On était en résidence au château de la Grande Bouyave, et on essayait de trouver un nouveau son. L'immortel s'est mis au piano et m'a joué un morceau très lent, avec une pure suite d'accord. (il fredonne) : "J'ai décidé… pour le mois de juin… de mourir… l'épée à la main…" C'est ce qui est devenu l'intro actuelle du morceau. J'ai trouvé ça génial. 

L’Immortel : Je suis rentré chez moi. Quelques jours après, on se retrouve et Magnüm me joue le morceau sur un beat funky. C'est ainsi qu'est né le « Sentimétal » et notre collaboration. 

Votre univers est très amusant et original, alors que votre musique est sérieuse, vous êtes dans l’autodérision ?

Magnüm : Pour nous, tout est très sérieux. Le combat contre la Sombre Mélodie est plus que jamais décisif. Si cela fait rire quelques ribauds en prime, tant mieux !

L'immortel : Comme disait mon maître, le rire mène à la lumière. C’est pareil pour le Sentimétal. 

Pouvez-vous nous parler de votre roman photo ? Et de la fiction radio ?

Magnüm : Le roman-photo relate une aventure qui nous est arrivée l'année dernière. Nous avons combattu un seigneur de la Sombre Mélodie qui se faisait appeler "Main d'Acier". Il dort aujourd'hui six pieds sous terre. 

L'immortel : Les deux formats ont le même nom pour une raison très simple : La fiction radiophonique est une adaptation jouée, bruitée et mise en musique du texte du roman-photo.

Vous qualifiez votre univers musical de « sentimétal », mais votre titre « l’épée à la main » est plutôt dance, finalement vous vous sentez proche de plusieurs styles ? Comment décririez-vous votre musique ?

Magnüm : Notre musique s'inscrit dans une tradition. Celle qui inspire des sentiments nobles. L'envie de danser est un sentiment noble, au même titre que l'envie de faire l'amour en armure sous un ciel étoilé, ou que celle de brandir la tête de son ennemi vers les ténèbres de l'orage. 

L'Immortel : Notre musique est une arme contre la Sombre Mélodie, en passe de devenir la Seule Musique. Ses mélopées sont perverses et empoisonnent le cœur des hommes. 

Quelles sont vos influences musicales ?

Magnüm et l’Immortel : Elles se situent du côté du G-Funk californien des années 90 (notamment les productions de Dr. Dre), de la blue-eyed soul (aussi référée comme "musique cheezy", la période Wings de Paul McCartney, les Classic 4, David Bowie, Simply Red ou Hall & Oates), de la soul (Marvin Gaye, les Isley Brothers, Earth Wind and Fire, William de Vaughn, Parliement), de la variété française (Eddy Mitchell, Michel Berger, Daniel Balavoine et Michel Delpech) et un peu de musique électronique surtout les production françaises des années 90 (notamment le disque "Discovery" de Daft Punk et la compilation "Knight Club").

Et vos influences littéraires ?

Magnüm et l’Immortel : En ce qui concerne les textes nous revendiquons fortement l’influence de deux auteurs : Robert E. Howard (le créateur du personnage de Conan le Barbare) et l’écrivain de fantasy anglais Michael Moorcock.

Vous travaillez sur un EP, c’est prévu pour quand et à quoi doit-on s’attendre ? D’autres projets sont-ils en route ?

Magnüm : Nous allons d'abord sortir un single, un simple deux titres comprenant « l'Épée à la Main » et un morceau inédit qui s'appelle "Tu Pourrais Mourir Demain". Nous allons fêter ça avec notre label, les preux de Profil de Face. Le banquet aura lieu peu avant Noël. On y dansera, on y boira et on y complotera contre la Sombre Mélodie. Notre EP viendra avec le soleil. 

L’Immortel : Je travaille sur une bande-dessinée qui raconte les débuts de notre aventure. Ce sera l'œuvre d'une vie. Je l'ai intitulé "Magnüm Genesis" 

Magnüm : Nous pensons aussi au clip de "Tu Pourrais Mourir Demain". Ça et sauver le monde libre.

Pour retrouver Magnüm et l'Immortel, rendez-vous samedi 26 novembre Badaboum où se produiront Magnüm en compagnie de Basile di Manski et Ménage à Trois. Un concert organisé par PiiAF. 

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