Enquête spéciale : Reste Bien Tranquille infiltre le Paris Psych Fest

Les gars de Reste Bien Tranquille ont testé pour vous le Paris Psych Fest ! Il y a quelques mois, nos envoyés spéciaux tâtaient déjà le terrain avec une interview de l'équipe, désormais ils savent tout sur tout !


En ce mythique 18 juin, nous voilà en route pour la petite commune de Noisiel, chose que l’on aurait surement pas faite en temps normal, car nous ne sommes ni employés de Nestlé, ni membres d’une association sportive qui doit clôturer sa saison par un match contre le Noisiel Football Club.
Nous voilà donc en route pour le 77 pour le 3ème Paris Psych Fest, et même le RER à l’air de s’afficher aux couleurs du jour.


Arrivés sur site à la Ferme du Buisson en temps et en heure, certains d’entre nous auront même la chance de repartir avec un 45 tours édité pour l’occasion, le temps de se retrouver, de faire un petit tour du site et hop Heimat ouvre le bal sur la scène couverte a.k.a Caravanserail, le moins qu’on puisse dire c’est que le duo assure, toujours juste, avec le son à fond les ballons, et des basses dignes d’une rave party de la grande époque. Le mélange des éléments électroniques à la limite de l’indus et du chant dans la langue de Goethe fonctionne à merveille, la sobriété scénique fera le reste.

Le temps de slalomer un peu entre les gouttes, et c’est Pauw qui débarque sur la scène en plein air (dite Auvent) véritable curiosité de ses derniers mois, les hollandais surfent sur une bonne série de concert en France et une réputation montante. Une fois sur scène les quelques accrochages techniques résolus on se trouve face à de jeunes garçons qui ont la dure mission de faire bouger le public refroidi par la météo, et en plus du look 100% seventies du batteur la formule néo-psychée un peu classique mais extrêmement efficace du groupe agit et on voit les premières têtes bouger sous les nuages de Noisiel. Plus le concert avance plus les références à d’autres groupes de la même scène se font ressentir jusqu’à cette fulgurance « Pauw, c’est Tame Impala avec des chaussures », un beau compliment.

Quelques mondanités par-ci par-là et c’est déjà l’occasion de découvrir Carnerry Terror qui se lance sous le chapiteau, formation jeune et un peu trop maniérée pour mes goûts personnels, mais il en faut pour tout le monde et clairement le public à l’air d’apprécier, on entendra d’ailleurs parler de la prestation au détour de conversations assez régulièrement dans la journée. 
Le soleil pointant enfin le bout de son nez, tout le monde en profite un peu pour visiter les installations mises en place par Baléapop, avec plusieurs défis à réaliser, on choisit de faire un selfie avec le programmateur du festival et comme vous pouvez le voir il est ravi !



L’heure de l’apéro sonne en même temps que la montée sur scène de ce qui était le groupe le plus attendu du festival pour nous, Psychic Ills, et bien le moins que l’on puisse dire c’est que la bande de Brooklyn n’a pas déçu, charisme et attitude plus une setlist parfaite avec des morceaux de toute la discographie. Top.

La nuit commence à tomber et le taux d’alcoolémie moyen à monter, c’est le moment idéal pour enfin voir Nova Materia sur scène, depuis la sortie des 3 titres de leur premier EP il y a quelques mois, les spéculations sur le potentiel scénique du groupe vont bon train, formé à moitié par un ancien membre de Panico! Nova Materia arrive à mélanger sans peine musique psychédélique, musique concrète et musique électro-club ce qui déclenche immédiatement une vague de déhanchements bizarroïdes mais cools de la part du public très réceptif dès le début et complètement conquis et enthousiaste à la fin. Une excellente découverte pour tout le monde. Et certainement un groupe à suivre de très près.

Un burrito et quelques bières plus tard, nous voilà devant le clou du spectacle : Temples venu avec leur statut de tête d’affiche du festival et de nouvel étendard de la scène psyché-pop anglaise. Dès la première note, rien à dire, ça joue parfaitement, le son est excellent et c’est scéniquement vraiment en place.

Quelques tubes plus tard, l’envie de revisiter Noisiel jusqu’au RER et de rentrer dormir se fait réelle. On quitte le site, avec cette jolie impression d’avoir participé à une fête de village entre amis, ou la bonne humeur a pris le dessus sur la météo, et on attend déjà avec impatience l’année prochaine, car il ne fait plus aucun doute qu’avec le temps aller à Noisiel le week-end du Hellfest deviendra une tradition.

Dédicace personnelle à la demoiselle avec son ciré jaune, un haut à fraises et un bas tropical qui est venue toute seule et qui a dansé pendant tous les groupes, respect !


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