Antoine à Cannes : Jours 7, 8, 9 & débrief du palmarès

Mercredi 18 mai

Difficile d'entamer une journée avec sérénité, quand vous êtes tenus d'aller voir un film de Jean-Pierre et Luc Dardenne. Dans, La Fille Inconnue, Adèle Haenel, nouvelle resta du cinéma français, incarne une jeune généraliste confrontée à sa mauvaise conscience quand elle apprend qu'une jeune femme à qui elle avait refusée l'entrée de son cabinet vient d'être assassinée. L'aspect le plus intéressant du film réside dans les scènes d'auscultation, quand la jeune docteur est amenée à dépasser les simples contours de sa profession pour devenir assistante sociale ou soutien émotionnel. Mais le naturel des cinéastes les plus gonflants de la Wallonie revient vite au galop. A peine Jenny, médecin brillante promise à un grand avenir, a-t-elle décidé de reprendre définitivement ce cabinet situé dans un milieu défavorisé, que les Dardenne enquillent tout à trac sur la «Dure Réalité De La Vie » en la montrant se faire malmener par un junkie venu exiger sa dose. Puis, Jérémie Reinier fait son entrée, et on est de retour comme à la maison : une bâtisse cradingue et vieillotte.

 

 

Ce mercredi commence mal. Je commence à me sentir noueux dans l'estomac. Quand les films rythment votre quotidien, la découverte d'un mauvais film peut avoir un influence néfaste sur votre organisme. Et si on les enchaine...
Tour de France de Rachid Djaïdani, l'histoire d’un road-trip sur les routes de France d'un rappeur et d'un vieux briscard cisra, le premier tentant d'échapper à un clash, le second suivant la trace des peintures de Joseph Vernet. La veille, Gérard Depardieu avait fait le show à la Quinzaine (vous avez sûrement vu la vidéo, je vous passe sa logorrhée). M'étant coupé des retours Twitter pour découvrir ce petit bijou, j'entre dans le Théâtre Croisette, confiant. Pauvre de moi !
Le fait de voir Gérard Depardieu enfiler les injures raciales et les théories zemmouriennes comme les perles provoque dans un premier temps un plaisir pour le moins régressif. Djaïdani, comme nombre de cinéastes fauchés parvenus à engager le Monstre sur la promesse de frais de bouches faramineux sur les routes de France, a conscience de jouer avec une masse de pure présence, capable d'hypnotiser le regard d'un simple grognement. Le film parvient à être drôle, parfois par la grâce de saillies rigolotes ("Les peintres du 18ème ? Ouais, je connais tout le monde dans le 18ème !"), souvent involontaires.
Un fois le spectateur lassé de voir Depardieu poser à côté de gros paquebots et de jouer au jeu des sept différences, le gâchis de l'entreprise saute aux yeux. Les dialogues grossiers tatouant à l'encre de chine les nobles intentions du film ("Mais tu vois pas que c'est bientôt les élections ? Qu'ils essaient de nous faire peur ?") ne sont pas aidés par les improvisations approximatives d'un Gégé toujours plus récalcitrant à l'idée d'apprendre un texte. Quand ce dernier doit pleurer, la caméra botte en touche, préférant le capter de dos, dans la pénombre. Le film ne s'en sort pas mieux lorsqu'il s'agit de s'attaquer au Game (ça veut dire "le milieu du hip-hop", maman). Far'Hook, champion du freestyle capable d'écrire un hit en dix minutes, évoque plus Bouba que Booba. Il force cependant l'admiration en mettant fin à des décennies de rivalités Marseille-Paris en improvisant quelques rimes très PG-13. Le script patine, délivrant émotions et informations dans le désordre le plus total, tel un premier jet à peine relu avant validation. Le Rap Game, Rachid Djaïdani et même Gégé méritent mieux. 

 

J'ai mal à la tête. Mais qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? Pourquoi je m'impose ça ? Quelle idée de voir 4 films par jour. Qui fait ça ? Telles sont les pensées qui s'imposent à moi, à mesure que je me redirige vers le Palais des Festivals. Il est temps de découvrir le Dolan. C'est la folie. Tout le monde veut le voir. Je me fais refouler de la première séance de Presse. Je dois attendre la seconde, à 22h. Et cette fois-ci, il faut attendre à l'intérieur du Palais. Pas de cigarette. Juste une nuée de critiques étrangers aussi fatigués que moi, et à cours de conversation, parce que difficile d'imaginer le Dardenne provoquer réactions plus passionnées qu'un simple ronflement.

Si vous voulez prendre la pleine mesure de la déception qu'a provoqué chez moi Juste la Fin du Monde, je vous dirige vers ma critique. Certains critiques français continuent à porter Xavier Dolan aux nues. Si le québécois filmait un avortement avec la Danse des Canards en bande sonore, certains continueraient à trouver ça génial. Les critiques étrangers ne s'y sont pas laissés prendre. Heureusement qu'ils sont là ! En tout cas, Xavier Dolan n'a pas réussi à me faire apprécier Vincent Cassel peaufinant son équation Mesrine x cocaïne x Red Bull x encore un peu de cocaïne pour la route. Cotillard, en belle-soeur bègue, rend un bel hommage à Sean Penn dans Sam, je suis Sam. Léa Seydoux s'en sort "mieux", héritant heureusement du personnage le moins haut en couleur (excepté le neurasthénique Gaspard Ulliel, bien sûr). La pauvre Léa doit cependant faire face à un redoutable bashing sur twitter concernant certaines de ses déclarations en interview. C’est pourquoi j'estime qu'une mise au point est nécessaire...

 

 

Au secours.

Jeudi 19 mai

Alors que je lui tenais la porte pour qu’elle puisse accéder à la salle de cinéma, un petite dame, d’humeur diserte : «Merci monsieur. Ouh la la. C’est comme si j’avais passé ma JOURNEE à monter des marches. » Et oui, madame. C’est qu’il y’en a des marches à Cannes. En voici d’ailleurs, un échantillon. 

 

 

Les Marches de Cannes

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Bizarrerie canadienne plutôt plaisante, Two Lovers and a Bear bénéficie d'un couple d'acteurs délicieux avec Tatiana Maslany (Orphan Black, c'est elle !) et Dan deHaan, deux amoureux habitant près du Pole Nord. On s'amuse moins que dans le génial Voyage au Groënland, découvert à l'Acid il y a de cela quelques jours, mais la romance entre ces deux grands enfants traumatisés par l'existence (l'une voit son père mort, l'autre parle aux ours, vous voyez le genre) s'avère assez séduisante. Puis le personnage de deHaan annonce d'entrée de jeu qu'il kiffe Jack White, donc vous comprenez bien que l'identification a marché à plein régime.

Sans surprise, Cristian Mungiu cimente une place de favori dans la Compétition. Baccalauréat est une nouvelle plongée dans la Corruption des institutions roumaines. Film cannois par excellence, il semble compiler des éléments retrouvés dans d'autres films de la compétition. La fille d'un médecin (La Fille Inconnue des Frères Dardenne) attend tranquillement que sa fille passe son bac, quand cette dernière est victime d'un viol (incident déclencheur qu'on peut retrouve dans Elle de Paul Verhoeven et dans Le Client d'Asghar Farhadi) et va tenter de régler lui-même cette sale histoire (tous les films précédents). Il est difficile de sauter de joie devant le film, tellement il semble cristalliser tout ce que la fameuse « Nouvelle Vague Roumaine » peut avoir de plus plan plan. Tout comme il est difficile de ne pas reconnaître la maitrise à l'oeuvre derrière ce drame tendu.

Risk de Laura Poitras, documentaire consacré à Julian Assange, aura probablement du mal à faire jeu égal avec le très réussi Citizenfour. Malgré un sujet tout aussi passionnant que celui d'Edward Snowden, et même si les deux fameux activistes de la plate-forme Wikileaks ont fait le déplacement, Risk échoue à véritablement fasciner, s'apparentant plus à un succédané de rushes glanés au fil des années. On apprend peu d’informations nouvelles, mis à part que Laura Poitras est considérée comme une journaliste "anti-américaine" par les agences de renseignements US, et que Julian Assange s'est mis à la boxe. Lady Gaga offre un featuring rigolol mais un peu old. A conseiller néanmoins à quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de ce qui constitue, ma foi, une bien sombre affaire...

Le petit jeu du chat et la souris entre le danois Nicolas Winding Refn et la critique cannoise peine à rester divertissant à mes yeux. Cette dernière a définitivement choisi de prendre au sérieux le réalisateur de Drive et Only God Forgives. Il n'en demandait pas tant. "Je suis le Sex Pistols du cinéma" a-t'il déclaré en interview. Derrière la phrase-choc mâtinée d'egotrip, il faut bien lui donner raison. The Neon Demon est l'oeuvre d'un réalisateur à l'humour dévastateur et punk, confectionnant des visions dévastatrices, comme autant de gags dilatés à l'extrême. Drive visait à démonter par l'épure le mythe hollywoodien. Only God Forgives re-démontait son propre travail de "mythologisation" autour du personnage de la figure de Ryan Gosling. En s'attaquant ici au sujet de la Beauté dans la société du spectacle, à travers l'ascension fulgurante d'une mannequin mineure (tout le monde dans le film passe son temps à louer sa beauté), Refn associe le satyrisme hardcore de Verhoeven ou de De Palma à son approche kubrickienne de la mise en scène. Toutes proportions gardées. Un nouveau film de Refn, quoi ! On savait à quoi s’attendre.

 

 

Un journée-type à Cannes. #embedded #cannes2016 #googlemaps

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Je conclus la journée par un Kebab DE-LI-CIEUX. Je vous donne l’adresse en DM.

Vendredi 20 mai

Dernier jour. Le temps des conclusions, des grandes généralités se profile. Il reste une poignée de films en compétition, mais le palais commence à se vider doucement de ses occupants. Les professionnels disparaissent. Seuls subsistent les fameux cinéphiles suppliant invitations devant le Palais. Quelques critiques aussi. Beaucoup ont déjà vu le Verhoeven à Paris avant le festival.

 

 

Ça se vide tranquille... #cannes2016

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Mais le coeur de #Cannes2016 bat encore, et le tollé provoqué par la projection du nouveau film de Sean Penn, The Last Face, le prouve. Rarement vu morceau de pellicule plus scandaleux. Qu’un film soit mauvais est une chose. Qu’il parvienne à provoquer soupirs perpétuels et rires nerveux en traitant d’un sujet aussi grave en est une autre. Il n’y a rien à sauver dans The Last Face. Une sortie de route totale qui a l’honnêteté d’annoncer la couleur dès les cartons introductifs, expliquant que les guerres ayant ravagé le Sud-Soudan et le Liberia ont constitué pour les populations locales un déchirement total (Breaking News, déjà) et que l’Homme Occidental ne pouvait comprendre le dit-déchirement qu’à travers l’histoire d’Amour Impossible « entre un Homme… et une Femme. ». Ce parangon de l’hétérosexualité triomphante et civilisée se retrouve incarnée à l’écran par un médecin sans frontières ni défauts qui épouse les traits de Javier Bardem et une Charlize Theron en mode pilote automatique tout en yeux écarquillés dans le vide. En bonus, Adèle Exarchopoulos vient faire un petit coucou dans le rôle de la cousine de Charlize (mouais…) tandis que Jean Reno hérite d’un personnage du nom de docteur Love. Heureusement, les autres personnages trouvent aussi que s’appeler docteur Love, c’est un peu ridicule ! Ils en rigolent et la scénariste, Erin Dignam, croît probablement que ça suffit à légitimer le truc. Mais, malheureusement, non, The Last Face est ce qu’il est : un film ridicule dans lequel on trouve un personnage du nom de docteur Love. 

 

 

Appelez cela comme vous voudrez : un burnout, un grave manquement professionnel, ou encore une accumulation de fatigue due au fait que j’avais à mon compteur une trentaine de films en 8 jours. Mais il m’était physiquement impossible de rester dans la salle. J’ai du faire ce que je n’avais fait qu’une fois dans ma vie jusqu’à ce jour (pour La Panthère Rose 2 en 2006) : j’ai quitté la salle. Quelques confères m’ont confié que j’avais raté de grands moments de franche rigolade. Mais je n’ai aucun regret. C’est drôle, les nerfs ! A ce stade avancé du festival, j’aurais peut-être encore pu m’enfiler sans broncher une demi-douzaine de drames languissants et vaguement auteurisants portant sur le viol et la corruption dans quelque zone périurbaine du Tiers-Monde. Mais pas ça. Tout sauf ça.

Fort heureusement, le Divines de Houda Benyamina est là pour me redonner foi en la nature humaine. Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, ce « film de banlieue » (Dieu que cette expression est laide…) nous conte l’histoire de deux gamines de cité basculant dans le deal pour assouvir leurs ambitions. Je vous entends déjà souffler à la lecture de ce petit resumé ! Vous avez tort. Jamais la banlieue n’a été traitée avec autant d’originalité. Benyamina, dont c’est le premier film, traite son sujet avec un regard neuf, plein de fraîcheur. Décidée à livrer un vrai divertissement, elle balance par la fenêtre tout ce qui peut alourdir ce type de cinéma : les velléités sociologiques, la condescendance ou l’injonction au réalisme avant tout. Ici, le trafic de drogue est organisé par une femme (« t’as du clito ! » constitue assurément une future réplique culte), et le film ne tente jamais de trouver des excuses à ses personnages qui ne pensent qu’à faire de l’argent et à gravir les échelons de la société. Ces jeunes femmes, qui comme tout à chacun sont à la recherche de la réussite, de l’amour ou de l’accomplissement personnel, ne s’apparentent jamais à de pures créations de scénaristes. Elles sont naturellement complexes, passionnantes, passionnées, inventives et courageuses. Comme le film. En première ligne, la jeune comédienne Oulaya Amamra, coup de foudre instantané, capable de passer du garçon manqué à bombe sexuelle en dix secondes chrono, enterre en trois sourires et deux impros tous les révélations du cinéma français depuis quatre générations.  

 

 

Je clôture mon festival avec The Salesman (Le Client) de l’iranien Asghar Farhadi. Mais si, vous le connaissez ! C’est lui qui a réalisé Une Séparation, le film pour lequel votre maman vous a trainé au MK2 il y a trois-quatre ans. Vous pouvez commencer à faire chauffer votre carte illimité, parce qu’elle va probablement vous refaire le coup à la rentrée, tant Farhadi nous fait le coup de la copie carbone. Un couple de bobos Téhéranais - les habitants de Téhéran, j’ai vérifié - doit faire face à une terrible épreuve, alors qu’ils jouent au théâtre une adaptation de Mort d’un Commis Voyageur d’Arthur Miller. Farhadi maîtrise, comme d’hab’, le drame, enchainant les rebondissements tel un thriller, c’est vraiment son truc. Mais là où son talent impressionne le plus, et c’est un aspect de son travail qu’on aborde trop peu souvent, c’est sa capacité à esquiver la censure. Si vous avez vu le Taxi Téhéran de Jafar Panahi sorti l’an dernier, vous savez déjà que le régime iranien impose à ses cinéastes une liste de restrictions tout à fait exhaustive. Et c’est avec une certaine maestria que Farhadi parvient toujours à rester dans les clous, tout en développant le récit scabreux d’un couple confronté au viol. Le mot n’est d’ailleurs jamais prononcé, les cheveux des femmes toujours consciencieusement couverts et jamais deux personnes de sexe opposés ne se touchent à l’écran. Tel Billy Wilder traitant de la prostitution dans un Hollywood puritain, c’est la pudeur absolue du cinéaste iranien qui remporte l’adhésion, qui permet, malgré les redites et l’académisme, de faire de son petit théâtre des attractions et des répulsions un intéressant morceau de cinéma. 

Retour à Paris

5 heures de train et me revoilà sous la pluie parisienne. Des images, des sons me reviennent en tête : les mains de Kristen Stewart palpant une paire de Louboutins, une bande de jeunes blanc-becs entonnant du hip-hop sudiste, ou cette irruption bouleversante de Whitney Houston dans un film allemand magnifique. Le palmarès n’a pas encore été rendu et j’ai raté le Paul Verhoeven. La belle affaire ! il sort mercredi. 33 films en 9 jours. Mon esprit, acculé depuis dix jours sous une myriade de grands contrastes spatiotemporels (Côte d’Azur/Bassin Parisien, Bling/Crasse, Cinéma/Existence) préfère rendre les armes. Cherchant le doux ronron du tout-venant, j’allume ma BBox, et tombe sur Laurent Ruquier. Lui aussi a délocalisé à Cannes. Toujours happé par le vortex, je ne zappe pas. Il reçoit les soeurs Coulin et Xavier Dolan (« Allez, dans le fauteuil…! »). Ce dernier, le pauvre, doit faire face à une avalanche de louanges. Sur Twitter, ses aficionados, qui n’ont jamais vu le film, prennent sa défense depuis quelques jours : « Personne n’a jamais rêvé d’être critique de cinéma » lis-je au hasard de mon fil. Fourbu, abruti par les images, les sons, les pensées, les théories, les avis, les scandales, les stars, les espoirs, les déceptions, les visionnaires, les faiseurs, les arnaqueurs, Samy Nacéri, les accreds bleus, les accreds roses, je plonge dans mon lit. « Peut-être, mais moi, au moins, je l’ai déjà vu le film, connard ».

Bilan Palmarès

C’est tranquillement avachi sur mon canapé, entre deux épisodes de Big Bang Theory, que j’ai découvert le palmarès concocté par le jury. Le tiraillement des entrailles, caractéristique de ma déception, est à peine atténué par le fait qu’elle était prévisible. L’objectivité n’a jamais été le fort des professionnels de la profession, encore moins quand ils se trouvent en nombre aussi réduit, et encore encore moins si on trouve à leur tête un réalisateur australien certes doué mais pas très subtil. Toni Erdmann, le film qu’on retiendra de cette édition, repart bredouille. (Vous devez en avoir marre que je vous serine à longueur d’articles au sujet de cette merveille. Vous pourrez constater sur pièce lors de la sortie française du film, le 17 août.) Des prix d’interprétations convenus pour The Salesman et Ma’Rosa. Un prix du scénario pour Asghar Farhadi. Un Grand Prix pour Xavier Dolan, qui film après film escalade avec une régularité métronomique la hiérarchie du palmarès (selon la suite de Fibonacci, la prochaine récompense c’est la Palme !). Et le grand machin pour le petit bidule de Ken Loach, Moi, Daniel Blake. A cette occasion, le britannique rejoint le club de moins en moins fermé des doubles palmés. Club qui évoque désormais plus volontiers le Maracana que le Baron, mais bon… Seuls deux prix trouvent grâce à mes petits yeux diminués par la fatigue, l’amertume et, disons-le franchement, la haine, :  le Prix du Jury revenu à Andrea Arnold et son incompris American Honey et le prix de la mise en scène que le très couillu Olivier Assayas de Personal Shopper a dû partager avec le plus convenu Cristian Mungiu. 

 

Je dis au revoir à ce #Cannes2016, remercie PiiAF de m’avoir permis de voir et d’écrire, deux occupations qui ne sauraient jamais devenir lassantes à mes yeux. Je remercie également ceux  qui m’ont suivi au fil de ces dix jours. Si vous me cherchez, je serai au cinéma pour aller voir X-Men : Apocalypse. 


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